Vidéo du chapitre
Introduction
Jusqu'ici, le calcul des coûts complets supposait implicitement un niveau d'activité « normal » : on pouvait alors ne distinguer que les charges directes et indirectes, sans s'occuper du caractère fixe ou variable des charges. Mais dans le cas général, le niveau d'activité a un impact très important sur le coût unitaire, et il devient nécessaire de traiter différemment les charges fixes et les charges variables.
Le problème vient des charges fixes : par définition, elles ne varient pas avec l'activité. Quand la production baisse, ces charges fixes se répartissent sur moins d'unités, et le coût unitaire grimpe mécaniquement — sans que le produit soit devenu « moins bon ». Inversement, en suractivité, le coût unitaire baisse artificiellement. L'imputation rationnelle des charges fixes corrige cette distorsion.
Pour étudier la méthode de façon complète, le chapitre adopte quatre regards : comprendre pourquoi elle existe (Partie 1), savoir la calculer (Partie 2), interpréter ses résultats pour piloter (Partie 3) et la critiquer pour la situer parmi les autres méthodes de coûts (Partie 4).