Coûts des stocks (passation, possession, rupture), modèle de Wilson (Q*, n*, T*) et ses adaptations — stock de sécurité, stock d'alerte, tarif dégressif, avenir aléatoire — jusqu'à la budgétisation des approvisionnements et le pilotage de la supply chain.
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La gestion des stocks
Introduction
« Le stock, c’est de l’argent qui dort. » Cette formule résume le paradoxe de la gestion des stocks : indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise, ils sont aussi de gros consommateurs de financement, d’espace et de temps. La gestion des approvisionnements vise à concilier deux exigences contradictoires : limiter le niveau des stocks et éviter les ruptures.
Les stocks sont un « mal nécessaire » : ils assurent une fonction de régulation, en fluidifiant les relations entre postes de travail successifs et entre fournisseurs et clients. Ils contribuent directement à la performance économique : un excès pèse sur les coûts et la rentabilité, une insuffisance expose à l’insatisfaction du client ou à la rupture d’activité. S’y ajoutent l’obsolescence, les invendus et la spéculation.
Conformément à l’esprit de la réforme, chaque modèle est abordé selon quatre dimensions : comprendre l’enjeu économique, calculer le programme optimal, interpréter les résultats, et critiquer les hypothèses des modèles.
Les stocks sont un maillon de la chaîne de valeur : bien gérés, les approvisionnements alimentent la production sans rupture, soutiennent les ventes et servent la performance globale (coût, trésorerie, durabilité).
Figure 1 — Les stocks, maillon de la chaîne de valeur